Ok, ça faisait un petit bout que je n’avais pas écrit, je sais, je sais! j’espérais avoir fait une pêche miraculeuse et montrer des photos… mais ce n’est pas encore le cas! Alors, je vais plutôt parler de mon stage et de la mine. D’abord, je dois raconter le début de mon stage. Quand je suis arrivé, je m’attendais à être contremaître, comme il était mentionné dans l’offre de stage que j’avais acceptée à l’université. Par contre, chanceux comme je suis, la compagnie avait tout simplement décidé de changer mon poste parce qu’ils n’avaient plus besoin d’un stagiaire contremaître. J’ai donc fait de la gestion de projet la première semaine et demie de stage. Comme vous me connaissez, je n’ai pas la langue dans ma poche et je dirais qu’on essayait de me garder dans l’ignorance sur ce qui s’était passé avec mon stage.
Ça m’a donc pris près de deux semaines de démarches auprès des ressources humaines pour obtenir des réponses. J’en suis venu à mentionner à mon conseiller en ressources humaines que j’allais communiquer avec l’université pour les mettre au fait de la situation. Comme par magie, 24 heures plus tard, on m’annonçait, à 8h05 du matin, que je descendais sur le plancher pour commencer comme contremaître!!! (dire que j’avais aucune confiance en l’université… j’ai été surpris). Soit dit en passant, j’ai tout fait selon les règles et en théorie, ils sont contents que j’aie fait cette démarche… Je suis donc contremaître dans le département de l’entretien des équipements miniers (camions 240 tonnes, pelles, grues et foreuses). Je suis plus précisément au centre de rénovation des composantes. En gros, quand un morceau brise sur un équipement, on se reçoit et on le répare. Le contremaître fait vraiment un travail de gestion. Il faut donner les job aux travailleurs… et les surveiller… comme à l’école! … tout en faisant attention aux griefs… stressant, mais très enrichissant. En tout, notre équipe a entre 20 et 25 ouvriers en même temps. Il faut donc gérer les jobs, les échéanciers et toutes les surprises! c’est vraiment ce côté-là qui rend la job le fun. On sait jamais quand les problèmes vont survenir et on est directement dans le feu de l’action. Pour l’instant, j’en suis encore à me familiariser avec le système vu que j’ai juste fait 2 shifts.
C’est très archaïque le monde des mines, et le système central qui coordonne tout ressemble à un vieux programme ”dos” datant de l’âge de pierre… C’est vraiment ce qui m’a frappé le plus ici. Tout est immense, tout est tout croche et tout est simple. C’est un amalgame d’éléments de base qui font un tout qui semble complètement désordonné. Apparemment, toutes les mines sont comme ça, mais c’est tout de même spécial. Les technologies sont toutes vieilles et désuètes, mais font quand même leur travail. L’autre côté triste de la chose, c’est que l’environnement passe en deuxième. La photo qui suit l’article est prise du côté arrière de la mine. Le rouge, c’est le lac qui sert d’approvisionnement en eau pour traiter le minerai de fer (pour ceux qui le savait pas c’est une mine de fer!). Inutile de mentionner que le lac est mort. Et on contrôle l’eau qui sort de ce lac en y ajoutant du bleu de méthylène… question de redonner à l’eau une teinte bleuté! c’est beau la conscience écologique non? Aussi, le résidu principal qui ressort du traiment est de la silice. Pour vous donner une idée, le champ de résidus fait 6 miles de long par 4 miles de large. C’est un désert de silice en plein Grand Nord québécois! Heureusement, on se soucie de plus en plus de l’environnement (principalement pour l’image internationale), mais quand même, certaines mesures sont misent en oeuvre…
